mercredi 26 juillet 2017

Everything everything - Nicola Yoon



 ______________-L'avis de Priscila-     __________
Hey !
Nouvelle chronique littéraire aujourd'hui, on se retrouve cette fois pour un roman que je classerais entre le Jeunesse et le Young Adult. J'ai découvert ce roman en ayant été forcée de regarder la bande annonce (vous savez ces publicités sur les vidéos...) mais au final, je trouvais l'histoire sympa, le film avait l'air tentant, agréable, et savoir qu'il s'agissait d'un livre m'a donné envie de découvrir le bouquin de peur que le film soit un peu différent.

Il se trouve, qu'il y a une bonne semaine j'ai voulu emprunter ce livre à la bibliothèque municipale, sans succès puisqu'isl ne l'avaient pas du tout. Quelle n'a pas été ma surprise de le voir mercredi-ci dans les rayons après mon inspection hebdomadaire à la recherche de nouveautés xD. Je n'ai donc pas hésité et l'ai emprunté.

Je l'ai lu pendant 40min le soir même et je l'ai fini le lendemain matin. C'est un roman très simple, qui se lit ultra rapidement, vraiment. Il n'y a pas de gros efforts de vocabulaire à faire bien, que les références culturelles se multiplient et rattrapent peut-être le manque de travail du style. La longueur des chapitres est assez hétérogène, offrant parfois même juste des pages de dessins ou de petits tableaux ce qui fait qu'on tourne les pages plutôt rapidement afin d'avoir la suite écrite de l'histoire.

C'est une jolie petite histoire, un peu feel-good, mignonne, peut être niaise qui se met vite en place, qui avance vite, très vite et c'est peut-être ce que je reproche aussi au roman : l'histoire parfaite entre des gens meurtris par la vie qui vont trouver leur âme sœur parfaite... on attend le Happy end, ou pas, puisque personnellement, je me doutais qu'à l'image de Nos étoiles contraires, ça ne finirait pas si bien que ça. Et même si je ne m'attendais absolument pas à la chute de l'histoire, je dois avouer que le reste n'était pas très original, d'autant qu'au final je connaissais le scénario à cause de la bande annonce.

Pour en revenir à l'histoire, si elle m'a fait du bien et si elle m'a un peu faite sourire, je ne pense pas que c'est un livre qui serait resté dans mon esprit à mon âge, n'eut été le rebondissement de fin. C'est assez le genre d'histoire mignonnette que j'aurais aimé à 14 ans. Maddy a 18 ans et pourtant elle est tantôt naïve, innocente, tantôt totalement lucide de ses actes, j'ai trouvé ça un peu dommage même si on pourrait le justifier par le fait qu'elle n'a jamais découvert le monde. Je trouve juste dommage d'exploiter cette facette à laquelle on s'attend forcément.

Néanmoins le retournement consiste un très bon point à ce roman, je ne m'y attendais pas du tout et finalement c'est une bonne façon d'accentuer le côté dramatique de l'histoire, ce qui est dommage c'est qu'il ne concerne malheureusement qu'à peine les quarante dernières pages et encore une fois, cela va très vite. D'un autre côté ça explique le manque de données médicales qu'offre le roman : j'adore en tant qu'étudiante en santé, être confrontée à des connaissances médicales, même minimes qui me permettent de me pencher sur ce que j'ai appris ou non et là, j'ai été très déçue concernant le DICS (d'autant que l'immuno est une matière hyper intéressante xD). J'aurais voulu avoir des infos, même vulgarisées et ce n'est pas le cas. Ça se comprend un peu à la fin, même si ça aurait été plus crédible de la part de l'auteur de nous donner plus de matière sur cette pathologie !

6,75 / 10
Votre note ? Votre avis ?

PS pour les auteurs : j'aime moyennement me faire spoiler des livres que je n'ai pas lu dans des romans que je lis, c'est très frustrant, peut-on arrêter cela ? xD

mardi 25 juillet 2017

This Week n°63



Hello tout le monde!
On se retrouve pour un bilan au bout de 2 semaines, puisque nous n'avions pas grand chose à vous montrer la semaine précédente :)
D'ailleurs, Priscila va bientôt être un peu moins active puisqu'elle sera en stage à partir de cette semaine et ce pendant 3 semaines puis travaillera le reste de des vacances. Mais elle espère pouvoir continuer à vous partager ses lectures si elle avance suffisamment !


✖ Côté lectures:
* Gabrielle lit actuellement Sweet d'Emy Laybourne, puis entamera ses lectures de philo pour la fac, en commençant par l'Apologie de Socrate de Platon!
* Priscila a dévoré Les Larmes Rouges de Goergia Caldera et a lu Northanger Abbey de Jane Austen. Elle a craqué pour Everything Everything dont vous pourrez retrouver la chronique demain et plusieurs manga et BD. Elle lit actuellement Hel de Graham Matherson et Conditionnés pour trop manger.


✖ Côté articles:
Priscila a lu énormément de livres ce mois-ci, et des lectures très hétéroclites! Du fantastique avec Les Larmes rouges, un livre de réflexion avec Sauver les plantes pour sauver l'humanité, et le classique Northanger Abbey de Jane Austen! Gabrielle vous a également fait enfin la chronique des Mondes d'Ewilan.
Côté films, Priscila a regardé (mais a été déçue) Abraham Lincoln, chasseuse de vampires.


✖ Côté vidéo:
A l'occasion du bicentenaire de la mort de Jane Austen, Priscila vous propose une semaine avec cette auteure illustre!




La Minute chronique:


Priscila a eut l'occasion de lire le second tome du Manga Sherlock, adapté de la série de la BBC et dont elle avait déjà chroniqué le premier tome, elle a cependant trouvé inutile de vous faire une grosse chronique pour ce second tome qui n'aurait fait que répéter ce qu'elle pensait du premier. Ce sont des très bonne adaptation manga de la série et Priscila n'est pas mécontente du résultat. Elle a adoré retrouvé la scène où John pale tout seul alors que Sherlock se bat avec un mystérieux ninja. Le résultat est à la hauteur de ses attentes et elle ne peut que vous le conseiller !



Gros bisous à tous et à bientôt!
Gabrielle et Priscila




lundi 24 juillet 2017

Les Mondes d'Ewilan - Pierre Bottero



 ______________-L'avis de Gabrielle-     __________


Bonjour à tous !

Si vous nous suivez régulièrement sur le blog, vous aurez vu mon article écrit en février sur La Quête d’Ewilan et celui de Priscila sur Le Pacte des Marchombres, deux trilogies de Pierre Bottero qui nous tiennent beaucoup à cœur ; et nous expliquons cela dans nos articles. Mais j’ai relu le mois dernier Les Mondes d’Ewilan, trilogie qui se situe entre les deux précédentes, et même si j’ai moins de choses à dire sur ces livres que sur les autres, j’avais envie de vous en parler un peu pour combler le « trou » du sommaire (et j’assume complétement mon côté « maniaque maladive » sur ce coup-là xD) !

Je voudrais parler encore une fois des livres de Pierre du point de vue de leur relecture, et cet article se situera dans la continuité du précédent sur La Quête d’Ewilan, je vous invite donc à le lire (ou le relire) avant, pour mieux comprendre ma démarche ! :)
J’y parlais de la « cohérence ontologique », c’est-à-dire ce sentiment que nous avons, à la relecture d’un livre que nous aimions enfant, de redevenir cet enfant, parce que notre être se protège de l’incohérence de l’immuabilité dans le changement. La cohérence ontologique se charge de préserver le côté « immuabilité », donc : nous restons l’enfant que nous étions.
MAIS, toutefois, nous avons tout de même grandi, et nous voyons alors dans les livres des choses que nous n’avions pas vues auparavant : c’est aussi pour cela que la relecture d’un livre est intéressante !

Dans le cas des Mondes d’Ewilan : c’était la trilogie de PB que j’aimais le moins, quand j’étais plus jeune ! Il y avait moins de magie et de poésie dans l’histoire (tout n’était pas tout beau, tout bien) ; Ewilan, Altan et même Ellana parfois m’énervaient, je n’aimais pas la tournure que prenait parfois l’histoire, je n’aimais pas que Pierre Bottero touche ainsi à ma bulle et la rende moins merveilleuse…
Mais aujourd’hui, en relisant cette trilogie, j’y ai trouvé des éléments très intéressants, et je comprends mieux la démarche de l’auteur : la question de l’infidélité, la question de l’amour qui n’est pas forcément exclusif, la question de la peur de la mort, de la remise en question des règles, de la vengeance, du pardon, de l’impuissance… Autant de thèmes, certes très terre-à-terre et manquant de magie, mais qui, enveloppés dans l’histoire merveilleuse de Gwendalavir, parviennent à toucher inconsciemment l’enfant qui lit, et l’aident à avancer vers l’âge adulte !

Les Mondes d’Ewilan est, à mon sens, très différent des autres trilogies de Bottero : il s’agit moins d’un roman d’aventure que d’un roman d’apprentissage, qui se glisse mine de rien entre La Quête d’Ewilan et Le Pacte des Marchombres, et nous offre beaucoup plus que ce que l’on croit !

Encore une fois pas de note cette fois-ci ;) 


dimanche 23 juillet 2017

Chronique film: Abraham Lincoln, Chasseur de vampires



 ______________-L'avis de Priscila-     __________
Bonjour !
On se retrouve aujourd'hui pour une très courte chronique cinématographique ! Quel est l'intérêt allez-vous me dire si elle est courte ? Eh bien, j'avais en partie envie d'en parler à cause du principe d'adaptation puisque que ce film est adapté du roman éponyme de Seth Grahame-Smith qui nous a déjà affligé de Orgueil et préjugés et Zombies.

Les plus pointilleux d'entre vous auront remarqué le choix du mot qui n'est guère innocent : « affligé ». Je vous l'avais dit dans ma chronique de ce premier roman, je n'avais pas aimé, même si le concept s'avérait intéressant au début. C'est un peu ce qui m'avait poussée à m'intéresser à ce film à sa sortie même si je n'avais pas pu aller le voir... J'ai rattrapé mon retard ce week-end et finalement je ne suis pas vraiment surprise du résultat.

Seth Grahame-Smith a de bonnes idées mais elle se révèlent finalement mal exploitées à mon avis, et avec un manque cruel de bon goût parfois (oui, ça fait mal...). Ce film est un « fait passer le temps » rien de plus. Si les scènes d'action compensent un peu le manque cruel d'intérêt de ce film, car s'attaquer à un personnage aussi iconique qu'Abraham Lincoln comporte des risques, elles ne rattrapent cependant pas le gros point faible du film : prévisible et un peu pataud par moment.

Je pensais que ça pouvait être un peu cool et un peu rock'n roll mais finalement on s'enlise entre le balancement du personnage pour son combat des vampires et celui de l'esclavagisme : j'ai trouvé le lien trouvé entre les deux un peu décevant, tous les rebondissements qui y sont liés sont faciles à anticiper, quant au « gros » élément de surprise... laissez-moi rire.

Un second point qui me fait tiquer, c'est le secret d’Aymery... Non mais franchement, je l'ai su à la second où il a propulsé le méchant vampire dans les airs alors qu'il venait seulement de rencontrer Abraham, ;quant aux autres indices ils n'ont fait que me conforter dans l'idée. C'est décevant aussi peu de subtilité...



Bref, une grosse déception qui, après avoir découvert l'auteur original du concept, m'a moins surprise... Seth Grahame Smith a de bonnes idées mais c'est pour moi une perte de temps flagrante.

5,5 / 10

samedi 22 juillet 2017

Northanger abbey - Jane Austen



 ______________-L'avis de Priscila-     __________
Bonjour,
On se retrouve cette semaine pour une chronique d'un des romans de Jane Austen que j'ai lu à l'occasion de cette semaine bicentenaire ! Vous pouvez d'ailleurs retrouver ma vidéo Une semaine avec sur l'auteur sur la chaîne Youtube du blog.

Northanger Abbey m'a donc était offert il y a plus d'un an par Jiji à l'occasion de notre swap « Jane Austen & England » et je n'avais pas eu le temps de le lire depuis. Comme je me suis imposée quelques challenges, Northanger Abbey faisait partie de la liste des romans classiques qui traînaient dans ma PAL depuis bien trop longtemps et qu'il me fallait sortir, j'en ai donc profité. Et cette lecture tombait pile en cette semaine de bicentenaire du décès de la célèbre romancière.

En ayant adoré/dévoré Orgueil et préjugés, j'essaye toujours de me détacher de cette œuvre et ne pas trop attendre de mes lectures des livres de Jane Austen de peur d'être déçue mais je vous avoue que mon aventure avec ce roman-ci à très mal commencé. D'abord parce que j'étais fatiguée et j'ai donc failli m'endormir lors de ma première soirée de lecture après seulement soixante petites pages...


Le lendemain ne s'est pas avéré meilleur : même si j'ai avancé dans l'histoire et dans le livre en n'ayant aucune envie de m'endormir, j'étais à deux doigts d'exploser de rage. Je ne peux vous décrire à quel point j'étais véritablement énervée par cette lecture. En vérité, pour vous donner une idée de l'état d'agacement qui m'agitait, je n'avais qu'une envie, c'était de balancer ce maudit livre par la fenêtre, dans le seul but, de peut-être arriver à blesser un des personnages. Car c'était mon seul but, réussir à mettre une claque retentissante à un des personnages dont je ne révélerais pas le nom, mais qui a réussi à venir à bout de ma patience à cause de son comportement envers l'héroïne.

Agacement

Puis colère...


Je n'arrive toujours pas à croire que Jane Austen ait pu infliger ça à son héroïne sans avoir un certain ressentiment par rapport à ce qu'elle écrivait. Mais peut-être s'amusait-elle de la situation, tourmentant ainsi son héroïne et ses lecteurs.

Néanmoins c'est une histoire intéressante, j'ai beaucoup aimé les interventions de l'auteur concernant ce que devrait être son héroïne ou pas, ce qu'elle devrait ressentir tout en faisant parfois de ses idées, les certitudes de Catherine. C'était intéressant et distrayant. Les descriptions sont complètes et on n’a aucun mal à visualiser où l'on est, c'est agréable de se replonger à l'époque de la régence !

Un autre roman de Jane Austen à découvrir !

7 / 10
Votre note ? Votre avis ?

lundi 17 juillet 2017

Les Larmes Rouges - Georgia Caldera



 ______________-L'avis de Priscila-     __________
Bonjour chers amis !
On se retrouve aujourd'hui pour la chronique d'un livre que j'aurais dû lire il y a longtemps déjà mais que le manque de temps m'a fait repousser. Je devais le lire pour Livre Paris 2017 mais comme je n'y suis pas allée j'ai remis la lecture de cette énorme pavé à plus tard ! Car un pavé s'en est un, pas moins de 750 pages qui pourtant se lisent assez facilement, peut-être même rapidement quand on est bien dans l'histoire.

C'est le second roman de Georgia Caldera que je lis et je savais qu'il serait très différent de Victorian Fantasy T1 puisqu'il s'agit d'un roman à l'univers un peu plus gothique comme l'auteur m'avait expliqué lorsque j'avais acheté celui-ci. J'ai commencé cette lecture sans a priori en sachant que ça serait donc juste différent de ce que j'avais déjà pu lire. J'ai envie de vous dire déjà que GC a une plume vraiment prolifique, ses romans sont énormes (le second tome compte quasiment autant de pages que le premier) et Georgia arrive néanmoins à nous y entraîner avec de bonnes descriptions, un univers assez personnel et sombre sans nous ennuyer. Je n'ai trouvé cette lecture ni lourde, ni ennuyeuse. Le style est très bon, les mots bien choisis (sauf la récurrence de « Monstre » peut-être, qui me faisait tiquer un peu) et on se laisse entraîner dans cet univers gothique qui, je dois bien l’avouer, m'a donné envie de porter des robes noires à dentelle et de lire à la lueur de bougies xD
(Georgia, je te tiens d'ailleurs entièrement responsable du choix de mon costume aux prochains Halliénnales, voilà voilà xD – alors que j'ai jamais fait ça de ma vie, mais comme je viens de vous en parler, je n'ai plus le choix, il faudra que j'aille jusqu'au bout et que j'assume xD – Surprise, surprise!)

L'histoire est dans un sens légèrement prévisible par moment et je dois surtout vous avouer que c'est le temps que Cordélia a pris pour comprendre la situation qui commençait un peu à doucher mon enthousiasme avant que celui-ci reparte de plus belle. Je pense que c'est quand même un peu de ma faute – si on peut parler de faute – j'entends par là qu'à force de lire de la bit-lit, du fantasy et bien d'autres romans dans ces « sous-genres », vous finissez par avoir une certaine connaissance des créatures mystérieuses et les théories que vous construisez s'avèrent souvent exactes (même quand vous n'êtes pas omniscients) ce qui refroidit un peu le charme de la découverte.

Néanmoins c'est un très bon scénario qui s'éloigne des clichés qui s'étaient un peu installés sur les vampires dernièrement et renoue avec une créature plus inhumaine avec un côté Bram Stocker qui fait vraiment plaisir. J'ai adoré retrouver de discrètes références à certains univers justement cinématographiques (Georgia, encore une fois si tu passes par là, je le répète : merci pour les pages 534-535 xD). La construction en fait même un roman très visuel qu'on s'imaginerait bien adapté au cinéma (si si je l'ai dit et c'est plutôt rare) parce qu'il y aurait vraiment un superbe travail de décors, de costumes et de cadrage à réaliser qui pourrait rendre une adaptation visuellement incontournable.

Quant aux personnages, je suis tombée, comme tout le monde, je crois, sous le charme d'Henri.

Une lecture qui commençait en demi-teinte mais qui a fini par me convaincre bien plus que prévu !

8 / 10
Votre note ? Votre avis ?